Quels moyens pour soulager les douleurs post‐épisiotomie

par Blandine, 2005

Voici une liste des différents moyens qui pourront vous permettre de soulager les douleurs liées à l’épisiotomie. N’hésitez pas à rajouter les votres !

Vous avez subi une épisiotomie … ou votre périnée a déchiré, et a nécessité une suture …

Parfois vous ne souf­frez pas ensuite ; vous avez beau­coup de chance ! ! !

Mais sou­vent, la souf­france est au rendez‐vous, dans les heures, les jours, les semaines … par­fois les mois voire les années qui suivent.

Que faire pour soulager ?

A la mater­ni­té, le plus sou­vent, vous avez droit à des anti dou­leurs légers, type doli­prane, et / ou à des anti inflam­ma­toires. De la glace aus­si peut être pro­po­sée, et l’utilisation d’une bouée pour s’asseoir en souf­frant moins.

Mais c’est par­fois, trop sou­vent, notoi­re­ment insuf­fi­sant …

Certaines femmes ont testé, avec des résultats satisfaisants :

- l’emploi dès que pos­sible de gra­nules homéo­pa­thiques d’arnica, qui ne jouent pas sur la dou­leur mais aident à ce que le trau­ma­tisme du péri­née se résorbe au mieux
– le confort de ne rien por­ter, juste une grosse ser­viettes éponge entre les jambes, autant que de fois que pos­sible …
– l’utilisation de crèmes anes­thé­siques à base de mor­phi­niques, sur ordon­nance uni­que­ment. Attention, deux de ces crèmes et gels sont pré­vues pour de tous autres usages (l’un pour la gorge, l’autre pour les exa­mens uré­traux), mais peuvent être employés avec beau­coup de béné­fices pour sup­pri­mer les dou­leurs post épi­sio­to­mies ou déchi­rures. Leur effet est cepen­dant tran­si­toire (quelques heures), et il faut en mettre une couche consé­quente. Mais quelle aide pour pas­ser le cap sou­vent dif­fi­cile des pre­mières heures / pre­miers jours ! ! ! !
– se faire pres­crire de la crème anes­thé­sique EMLA a mettre en couche épaisse … sou­la­ge­ment mais tran­si­toire mal­heu­reu­se­ment
– des gla­çons dans une grosse ser­viette sur le péri­née OU des gants de toi­lette d’eau chaude / tiède
Peut être aus­si uti­li­sée en cas de dys­pa­reu­nies (dou­leurs durant les rap­ports sexuels) durables, avec tout un équi­libre à faire entre sup­pri­mer la dou­leur et sup­pri­mer toutes les sen­sa­tions.

Un site gynécologique recommande :

http://www.gyneweb.fr/Sources/gdpublic/post-partum/episio.htm
- Homéopathie : Arnica mon­ta­na 9ch (aide à réduire le trau­ma­tisme du péri­née), sta­phy­sa­gria 9ch (cica­tri­sa­tion) toutes les deux heures puis trois fois par jour. Pour les oedèmes, Apis 9ch, trois fois 2 gra­nules par jour.
– Huiles essen­tielles : quelques gouttes de décoc­tion d’hamamélis – en phar­ma­cie – sur la ser­viette hygiè­nique évi­te­rait que le sang n’adhère à l’épisiotomie sutu­rée
Ce site recom­mande éga­le­ment d’autres pré­pa­ra­tions à base d’huiles essen­tielles, sans pré­ci­ser leur uti­li­té thé­ra­peu­tique.

A EVITER :

- sécher la suture avec un séchoir élec­trique ; cela car­tonne les berges de la plaie et rend la cica­tri­sa­tion plus dif­fi­cile, sans comp­ter les risques de brû­lures (déjà vu …). Cette par­tie du corps n’est pas pré­vue pour être sèche, mais constam­ment humide. Vouloir l’assécher à tout prix peut cau­ser des dom­mages.
– s’asseoir de longues heures avec la bouée, qui pro­voque une conges­tion à la longue et une com­pres­sion de cer­taines zones qui ne sont pas faites pour sup­por­ter cela. La bouée doit être d’utilisation spo­ra­dique et rare, quand vrai­ment on ne peut faire autre­ment. Si vous allai­tez, le faire allon­gée sur le côté. Eviter autant que faire se peut la posi­tion assise, et les posi­tions qui induisent des dou­leurs.

Une fois l’épisiotomie ou la déchirure cicatrisée, si les douleurs persistent, outre les moyens ci dessus qu’on peut continuer à utiliser, il est possible :

- de mas­ser avec la crème rescue, dis­po­nible en maga­sin bio, avec de l’huile d’amande douce, ou avec des mélanges d’huiles essen­tielles – mais atten­tion de choi­sir soi­gneu­se­ment, les huiles sont par­fois très actives
– faire des cata­plasmes d’argile verte sur­fine (en phar­ma­cie)

A SAVOIR :

- des dou­leurs vio­lentes à pleu­rer
– des dou­leurs qui excèdent quelques semaines
– des dou­leurs qui s’estompent puis reprennent de plus belle et vont crois­sant
– des dou­leurs qui aug­mentent ou durent

ET / OU SI
– la dou­leur devient aiguë, lan­ci­nante
– une odeur forte et inha­bi­tuelle se dégage de la plaie
– vous avez une mon­tée de fièvre
– il y a des pertes inha­bi­tuelles, en cou­leur, en abon­dance, en consis­tance …

CE N’EST PAS NORMAL ! ! ! ! Il faut impérativement consulter au plus vite, et insister si on vous dit que c’est normal. Ne pas se laisser rebuter par les refus.

Eraillures, petites déchirures non suturées : trucs pour avoir moins mal

06‐11‐2005

Texte mis en forme par Blandine
Sur des idées et une trame de Fred et Barbara

Souvent l’accouchement provoque des éraillures (peau arrachée, muqueuse à vif), et de petites déchirures (peau et muqueuse déchirées plus ou moins profondément). Ces blessures peuvent être ou non suturées, selon la pratique de la sage femme ou de l’obstétricien, selon l’importance de l’atteinte, mais aussi et surtout selon les désirs et demandes de la femme. Si le choix est fait de ne pas suturer ; quelques petits trucs pour faciliter les premiers jours.

Juste après la nais­sance, dans quelle mesure, avec un miroir ou en décri­vant la situa­tion, est il pos­sible de deman­der á la femme quel niveau de déci­sion elle sou­haite avoir. Quel niveau de médi­ca­li­sa­tion. Car cer­taines peuvent se trou­ver per­dues d’avoir d’un coup á se prendre en charge : c’est là le même débat que la posi­tion cou­chée dos/côté/accroupi des lors qu’elle devient impo­sée.

Uriner sur ces bles­sures entraîne des brû­lures plus ou moins vives ; le truc qu’il fau­drait don­ner aux femmes non sutu­rées est, je crois, d’uriner en même temps que de faire cou­ler un filet d’eau froide sur le péri­née : ça réduit l’acidité de l’urine et du coup, ça pique moins (ou pas).
Nec plus ultra : rajou­ter quelques gouttes de tein­ture mère de calen­du­la, qui sou­lage, asep­tise et aide à la cica­tri­sa­tion !
Et BOIRE ! ! ! ! ! ! ! ! ! boire beau­coup, car si cela aug­mente le nombre des mic­tions, cela dilue aus­si la concen­tra­tion d’urine … donc la brû­lure est d’autant moins forte.

A cela ajoute la posi­tion : dans une douche/baignoire l’appui est pris sur les pieds avec recherche de la « bonne » posi­tion pour cette femme lá, ce trau­ma­tisme péri­néal lá. Fléchissement variable des genoux. Mains appuyées ou non en avant sur un mur et ain­si de suite.

Sur le siège des toi­lettes, à cause de l’appui sur le siège, la plaie peut avoir ten­dance a s’écarter, et l’oedème éven­tuel y est res­sen­ti de façon plus dou­lou­reuse que debout ou en posi­tion semi flé­chie avec appui des bras.

Moi, j’ai plu­tôt uti­li­sé de l’eau tiède, d’autres pour­rait appré­cié chaud/froid ou alter­nance. Je pense qu’il y a une inver­sion de logique á avoir. La femme est l’experte du res­sen­ti de son propre corps. Elle a dis­po­si­tion un envi­ron­ne­ment dont elle sait intui­ti­ve­ment tirer par­tie dés lors qu’elle n’est pas convain­cu que quelqu’un, quelqu’une sait mieux qu’elle.

Oui ca brûle un peu pen­dant la mic­tion. C’est á dire au plus quelques minutes par jours pen­dant env 3 jours pen­dant les quelques minutes que nous pas­sons á cela. C’est á mettre au regard avec la gêne d’un fil qui d’après mon expé­rience per­son­nelle s’étale sur un temps bien plus long et sans dis­con­ti­nuer. Sans comp­ter les suites affé­rentes à une suture : néces­si­té d’employer des pro­duits anes­thé­siques le plus sou­vent - – sauf si la femme le refuse -, avec les incon­vé­nients, com­pli­ca­tions éven­tuelles, incon­fort voire pire … et en conti­nu.

En cas de cica­tri­sa­tion qui « gratte », qui « rame » un moyen que qua­si toute femme a sous la main c’est d’utiliser son excé­dent de lait maternel.…c’est uti­li­sable sur muqueuse, sans effets secon­daires, risques d’allergie, ca ne coûte rien, c’est plein d’anticorps pour lut­ter /un début d’infection et favo­rise la cica­tri­sa­tion. Trop simple !

En cas d’échec de cette pre­mière « inter­ven­tion » où la femme se suf­fit á elle même, il est tou­jours temps de sor­tir alors l’artillerie lourde.

Regards croisés sur une pratique courante : l’anesthésie de suture

Écrit par Blandine
22‐03‐2008

La suture de l’épisiotomie … parfois un très mauvais souvenir … Pourquoi ? parce qu’au nom de croyances – les tissus étirés seraient insensibles par ex – il y a parfois, trop souvent une suture sans aucune prise en compte de la douleur induite, voire en niant cette souffrance, en se moquant de la femme …

REGARD DE LA LOI :

Article L1111.05

Toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée. 

REGARD DU CODE DE DEONTOLOGIE MEDICALE :
Article 34

En toutes circonstances, le médecin doit s'efforcer de soulager les souffrances de son malade. 

REGARDS D’OBSTETRICIENS :

La technique de suture :

Pour mémoire, rap­pe­lons que la tech­nique de répa­ra­tion est fon­da­men­tale et joue un rôle dans la qua­li­té de la répa­ra­tion et dans le confort immé­diat. Il faut donc uti­li­ser des sutures résor­bables modernes (poly­glac­tines, type Vicryl) sur tous les plans, et pour la peau du Vicryl à résorp­tion rapide ce qui sup­prime les abla­tions de fils ulté­rieures. Si l’on met des points sépa­rés sur la peau, il ne faut pas trop les ser­rer, sur­tout au niveau de la four­chette vul­vaire. Mais, la meilleure tech­nique, à conseiller, est la suture par un seul fil conti­nu qui enchaîne sur­jet muqueuse vagi­nale, sur­jet plan mus­cu­laire et sur­jet intra­der­mique cuta­né. Bernard Maria.

La techniqued’analgésie :

Il y a deux tech­niques pré­do­mi­nantes :

1. La péri­du­rale, si fré­quente, mais qui four­nit, par­fois grâce à une réin­jec­tion après la nais­sance, une excel­lente anal­gé­sie pour répa­rer le péri­née.

2. L’analgésie locale qui consiste, après ins­tal­la­tion de la patiente, à infil­trer lar­ge­ment le péri­née (plan mus­cu­laire + zone sous‐cutanée de chaque coté, de la pointe au ves­ti­bule) avec de la Xylocaïne 1 %; il faut patien­ter 2 mn pour obte­nir l’analgésie avant de débu­ter la répa­ra­tion ; si néces­saire, en cas de dou­leur, infil­trer de nou­veau.

Enfin, il ne faut pas oublier que les suites immé­diates des épi­sio­to­mies sont dou­lou­reuses pen­dant les 48 pre­mières heures du post‐partum (score EVA > 6 ver­sus score EVA < 2 si accou­che­ment vagi­nal sans trau­ma­tisme). Pour le confort et le res­pect des par­tu­rientes, il fau­drait envi­sa­ger un trai­te­ment antal­gique sys­té­ma­tique, com­pa­tible avec l’allaitement (para­cé­ta­mol + AINS). Traiter la dou­leur est indis­pen­sable pour per­mettre aux femmes d’être dis­po­nible pour leur enfant. Bernard Maria

Y‐a‐t‐il des patho­lo­gies ou urgences qui néces­sitent une suture d’épisiotomie (et ou de déchi­rure) sans anes­thé­sie ?

  • Très hon­nê­te­ment on a tou­jours le temps de « recons­truire » un péri­née, de recoudre un péri­née, même plu­sieurs heures après, si les condi­tions d’anesthésie locale ne sont pas bonnes dans l’immédiateté de l’après accou­che­ment. On a tou­jours le temps de « remettre » à un peu plus tard la réfec­tion du péri­née dans des condi­tions telles que la maman ne souffre pas. Max plo­quin
  • Il n’y a pas à mon sens aucune rai­son de ne pas attendre une par­faite anes­thé­sie locale ou de lais­ser se conti­nuer une péri­du­rale qui c’est vrai, bien sou­vent est arrê­tée dès l’accouchement et avant la cou­ture de l’épisiotomie (mais est elle bien effi­cace sur le péri­née par rap­port à son effi­ca­ci­té sur les contrac­tions?) Patrick Stora
  • La réponse est simple : JAMAIS ! En l’absence de péri­du­rale ou d’anesthésiste, tout méde­cin et toute sage‐femme peuvent et doivent pra­ti­quer une anes­thé­sie locale.Il est clai­re­ment écrit dans les trai­tés d’Obstétrique actuels (Parant O, Reme JM, Monrozies X, Episiotomie, EMC Techniques Chirurgicales, 2000, 41 – 897 ; Fritel X, Carasset G, Pigné A, Episiotomie, in Cabrol D, Pons JC, Goffinet F, Traité d’Obstétrique, Flammarion, Paris, 2003, 809 – 811) que la répa­ra­tion des épi­sio­to­mies et déchi­rures péri­néales se font après l’accouchement et la déli­vrance, dans de bonnes condi­tions d’installation (posi­tion gyné­co­lo­gique, éclai­rage, maté­riel et tech­nique) avec une BONNE ANALGESIE. Bernard Maria
  • Dans aucun cas. Paul Cesbron

REGARDS DE SAGES FEMMES :

Petite enquête rapide, impromp­tue sur une jour­née réédu­ca­tion péri­néale :

Suite à nos échanges j’ai déci­dé de creu­ser un peu plus le sujet de l’anesthésie lors de la suture auprès de mes patientes de réédu­ca­tion péri­néale. La jour­née com­mence avec ******* qui est une amie infir­mière je lui parle de l’article pré­vu sur les sutures d’épisiotomie et leur anes­thé­sie, et là elle me regarde en disant : « on peut anes­thé­sier ? Je ne crois pas. Les 2 fois je n’ai eu qu’un anes­thé­sique en spray qui ne fait rien ? On m’a dit que je ne pou­vais avoir rien d’autre ? J’ai souf­fert pen­dant 20 mn à chaque fois et en plus lors de la nais­sance de ma fille je ne l’avais pas sur moi, j’ai deman­dé qu’on me la donne au moins et la sage femme m’a dit il fal­lait que j’attende qu’elle ai recou­su, car elle avait des gants sté­riles et ne pou­vait me le don­ner. »
Ma patiente sui­vante lorsque j’aborde ce sujet me dit que c’est son plus mau­vais sou­ve­nir la péri­du­rale ne mar­chait plus et elle n’a pas eu droit à d’autres anes­thé­sies. Cette jour­née là je ver­rais 12 femmes pour de la réédu­ca­tion, 11 ont eu une épi­sio­to­mie et seule­ment 3 ont été anes­thé­siées cor­rec­te­ment (reste de péri­du­rale). Pour les autres cela reste un sou­ve­nir très dou­lou­reux
Voilà il fau­drait faire une étude sur plus de femmes mais .….

Maya 

Y‐a‐t‐il des patho­lo­gies ou urgences qui néces­sitent une suture d’épisiotomie (et ou de déchi­rure) sans anesthésie?Je ne suis pas une pra­ti­cienne de l’épisiotomie car mes patientes ont tou­jours pré­pa­ré leur péri­née et choi­si les posi­tions per­met­tant de l’éviter, je vais donc répondre par mon expé­rience en garde ou à tra­vers mon par­cours des « usines à bébé ».

Cas cli­niques où l’anesthésie est insuf­fi­sante pour la suture d’un péri­née :

1/ en cas de péri­du­rale ne fai­sant plus d’effet lorsque les pra­ti­ciens sur­char­gés de tra­vail pensent encore que la patiente est encore anes­thé­siée (l’habitude de recoudre les péri­nées sous anes­thé­sie péri­du­rale est beau­coup plus fré­quente qu’on ne le croit vu le taux de péri­du­rales actuelles (90 à 95 % dans cer­taines struc­tures)).

2/ quand le pra­ti­cien est pres­sé, et qu’il n’attend pas l’effet des injec­tions de xylo­caïne pour sutu­rer

3/ quand il n’y a que des éraillures nous nous enten­dons avec notre patiente pour après un spray de xylo ne faire que les points néces­saires qu’elle sent bien évi­dem­ment, mais il faut savoir que de toute façon elle aurait sen­ti les piqûres d’injection de xylo, alors ca revient au même.

4/ en cas d’allergie à la xylo­caïne, mais la encore il faut inter­ro­ger ceux qui pra­tiquent la péri et toutes ces com­po­santes anes­thé­siques, ce qui bien évi­dem­ment n’est pas ma spé­cia­li­té.

Je passe sous silence les vio­lences faites aux femmes et l’adhésion trop pré­gnante des femmes elles‐mêmes à la péri­du­rale, : sans péri point de salut. Cela il ne faut pas l’oublier et c’est aus­si cela qui entraîne des abus…

Marie Hélène de Valors
* Alors pour l’anesthésie des bloc hon­teux, je ne trouve pas que sur la peau on aie de très bons résul­tats, mais ça marche bien chez les femmes qui ont envie de pous­ser trop tôt pour évi­ter qu’elles ne déchirent leur col.
Pour ce qui est de l’anesthésie pour recoudre, il faut piquer le vagin et le muscle, et pas la peau car c’est cela qui est très dou­lou­reux. En pas­sant par le vagin on passe sous la peau et l’anesthésie locale se sent à peine et marche bien.
Et si je sais qu’il va y avoir une épi­sio­to­mie, je pense sur­tout lorsqu’on va faire un for­ceps, je fais l’anesthésie avant la nais­sance de bébé et je ne laisse ma place que lorsque j’ai posé cette locale. Le fait de piquer alors que le bébé n’est pas encore pas­sé est beau­coup moins dou­lou­reux et pareil en pas­sant en sous cuta­né par le vagin ça marche super bien. Les femmes ne sentent rien de la suture.

Maya

Les éraillures ….

Les éraillures, très fré­quentes au cours de l’accouchement, cor­res­pondent à une grosse égra­ti­gnure. La peau est arra­chée, la muqueuse à vif … que faire ? sutu­rer ou pas ? Sous anes­thé­sie ou pas ?

  • Doivent elles tou­jours être reprises ? De plus en plus, je demande aux dames de me décrire ce qu’elles sentent, si, après le pas­sage du bébé et du pla­cen­ta, ça conti­nue à brû­ler. Bien sou­vent, lors d’une déchi­rure, une fois que le temps a repris son cours après une nais­sance, que parents et enfant se regardent, ça ne brûle plus. En accord avec elles, si elles se sentent bien, je ne suture pas. Je me « couvre » lâche­ment du médi­co légal en par­lant sin­cè­re­ment, et dans les yeux, et en sou­li­gnant que je ne le fais pas au prix, mais c’est évident et ce n’est pas un manque de consi­dé­ra­tion de ma part, d’une hygiène rigou­reuse. Je suis obli­gée de le spé­ci­fier pour être en accord avec ce que je vais noter dans le dos­sier, le sacro saint dos­sier. Du coup, je ne suture plus des masses. Delphine
  • A pro­pos des éraillures, moi je ne suture que quand ça saigne même quand j ai un peu « appuyé » des­sus pour faire hémo­stase. Si ça conti­nue de sai­gner, j ai peur que la perte de sang, petit à petit soit assez impor­tante, on en a assez per­du comme ça, pas la peine de « gâcher » pour une petite éraillure. Si après avoir un peu appuyé des­sus ça ne saigne plus, je ne suture pas. C est vrai que ça brûle un peu, mais il parait que les fils sur la muqueuse sont tout aus­si dou­lou­reux quand ça cica­trise. Et en plus c” est dif­fi­cile à anes­thé­sier ! Du coup, je ne suture plus des masses non plus. Stéphanie 

* Le seul cas ou je ne fais pas d’anesthésie a la seringue, seule­ment du spray ou du contact, c’est lorsque je n’ai qu’un point a faire.… si je pique en plus, ca ne sert a rien.… sinon j’utilise de la locale injec­table et par­fois je rajoute un peu de spray.… si il y a péri­du­rale effi­cace, je l’arrête qu’après les points. Je véri­fie tou­jours si elle fonc­tionne bien. Angelina

* Quand il n’y a qu’un point à faire, je ne fais pas de piqûre d’anesthésiant (en expli­quant à la femme pour­quoi), car mes piqûres sont aus­si dou­lou­reuses que mes points, ça fait gon­fler donc moins bien sutu­rer, ça fait sai­gner…
Et quand une femme pisse le sang, je lui dis que je mets quelques points à vif car je n’ai pas le temps d’anesthésier et que je finis après avec une anes­thé­sie.
Quand ça saigne, ce sont les points vagi­naux que je fais vite. D’après les femmes, ce sont les points les moins dou­lou­reux, ceux qu’elles ne sentent pas tou­jours. Si je dois anes­thé­sier le vagin, je pique au niveau de la four­chette, là où jus­te­ment c’est le plus dou­lou­reux.

Ceci dit, je parle de déchi­rure et non pas d’épisiotomie.
Je ne suis pas contre l’anesthésie du bloc hon­teux, encore faudrait‐il que je sache faire… Sabrina

REGARDS DE FEMMES :

Témoignages de sutures d’épisiotomie ou de déchirure à vif

J’ai per­du les eaux (pas entiè­re­ment) le 27 Juillet 1997 vers 19h et je suis par­tis tran­quille­ment à la mater­ni­té. Ils me font tous les contrôles, comme je n’aie pas encore de contrac­tions et que la poche d’eaux est un peu fêlé, je dois res­ter à la mater­ni­té. Il n’y avait plus de place en haut dans les chambres donc je suis res­ter en bas aux Urgences.
En tout 17h de tra­vail, comme c’était long …

Nous sommes le 28 juillet 1997.

Je me retrouve seule à la salle d’accouchement, mon mari arrive et je sens que le bébé veut sor­tir et là je regarde mon mari et je lui dis va les voir si j’ai le droit de pous­ser (je n’y connais rien, 1er accou­che­ment à 21ans) il revient seul et me dit vas y tu peux pous­ser, j’étais dégoû­ter car ils sont venus après tran­quille­ment mais moi je suis jeune et inex­pé­ri­men­tée mais bon on com­mence l’accouchement qui se passe bien, ont m’aide en m’appuyant sur le ventre et voi­là que mon fils arrive ; ils ont fait une épi­sio­to­mie. J’ai eu une péri­du­rale que j’avais deman­dée.

Je vois mon bébé et ils vont faire les soins, ensuite ils sort le pla­cen­ta, bref, nor­mal jusqu’au moment de la suture, il com­mence et je sens tout alors je lui dit et il com­mence à gueu­ler en disant que le temps qu’il me fasse une anes­thé­sie, il aura fini de me recoudre, je ne sais pas le temps que cela a duré, mais croit moi que c’était pour moi une éter­ni­té et cela fai­sait très mal. Nanouguy – 1997

* J’ai accou­ché de S. le 21 août 1999 à la cli­nique C. de Montpellier. Elle est née 5 semaines avant terme, l’équipe était un peu stres­sée. Mon col a eu du mal à s’ouvrir et je fati­guais. du coup péri et ocy­to­cine en milieu d’après midi (j’avais per­du les eaux tôt le matin). Le coeur de Sarah se fati­guait, le rythme bais­sait et je ne me sou­viens pas trop de ce qui c’est dit, j’étais dans les vap et épui­sée. Je me sou­viens qu’il y avait beau­coup de monde, qu’on cher­chait un anes­thé­siste qui tar­dait à arri­ver, que la gyné­co s’énervait… il y avait aus­si le pédiatre qui était déjà là.

Bref, je n’ai pas sen­ti lorsqu’ils ont cou­pé mais le bruit des ciseaux qui coupent ma peau ça je m’en sou­vien­drai tou­jours.

Enfin ils ont uti­li­sé les for­ceps pour sor­tir rapi­de­ment S.

Ensuite il a fal­lu recoudre. C’était un cau­che­mar. on ne pou­vait plus mettre anes­thé­sie locale (j’en avais eu trop). On m’a dit d’arrêter mon ciné­ma, que ce n’était pas si ter­rible, etc … c’était abso­lu­ment hor­rible. En plus il me semble qu’il fal­lait faire vite, l’anesthésiste ne vou­lait rien faire mal­gré les demandes de la gyné­co.

Bref c’est un très très mau­vais sou­ve­nir. c’est sans comp­ter les dou­leurs ensuite pen­dant plu­sieurs semaines et par­fois encore main­te­nant. Linnou – Montpellier – 1999 

Pour le 2e accou­che­ment : voie basse nor­male, péri­du­rale inef­fi­cace et épi­sio­to­mie. J’ai bien sen­ti quand l’obstétricien a cou­pé mais ça a vrai­ment libé­ré une ten­sion, donc ça a été presque un sou­la­ge­ment. L’obstétricien m’a recou­sue plus ou moins à vif (coté non endor­mi) et quand j’ai com­men­cé à vrai­ment trop geindre pour lui, il a mis un pschitt de xylo­caïne (je crois mais il n’a pas atten­du que cela fasse effet.

Pour le 3e accou­che­ment, voie basse, pas de péri­du­rale et déchi­rure. La déchi­rure a eu lieu à coté de la cica­trice des épi­sio­to­mies. Ça a fait comme une corde trop ten­due qui claque. La sage‐femme m’a recou­sue dans la fou­lée de l’expulsion du pla­cen­ta sans anes­thé­sie locale, l’aiguille n’était pas très agréable (sen­sa­tion d’une piqûre quand on se pique quand on coud). Ce n’était pas une par­tie de plai­sir, mais après les contrac­tions, la nais­sance et l’expulsion du pla­cen­ta, c’était sup­por­table (sur­tout avec un peu de sophro­lo­gie : on se concentre sur autre chose que la dou­leur).Myriam – Saint Michel sur Orge, 91 

* Je suis arri­vée vers 3h du matin. J’ai appris que je ne pou­vais avoir la péri­du­rale à cause de cou­pures élec­triques sur la cli­nique (j’ai su après que c’était des tests …). J’ai eu une épi­sio­to­mie. C’était une jeune sage femme, qui avait à peu près mon âge. Mon bébé est par­ti pour les soins avec le papa. Elle a com­men­cé à sutu­rer à vif « Je ne sais pas faire sans péri­du­rale » m’a-t-elle affir­mé. La suture a duré près d’une heure, je pleu­rais, san­glo­tais et la sup­pliais d’arrêter ou de faire quelque chose pour que je ne souffre pas tant, j’ai failli tour­ner de l’œil … J’ai plus souf­fert de cette suture que de l’accouchement. Natacha – Le Chesnais, août 2004. 

* Je suis arri­vée à la cli­nique du T. pour accou­cher de mon pre­mier enfant sans appré­hen­sion par­ti­cu­lière, au contraire, plu­tôt sereine. Je suis arri­vée vers 16H30 ayant per­du les eaux à mon domi­cile. Vers 21H00 ils m’ont fait pas­ser en salle d’accouchement car j’étais à 3 cm de dila­ta­tion. J’ai deman­dé une péri­du­rale que j’ai eu 20 mn plus tard. Elle n’a pas fonc­tion­né mais l’anesthésiste n’est jamais reve­nu voir pour­quoi. Les sages‐femmes ont à notre avis (ça reste à véri­fier dès que j’aurai récu­pé­ré mon dos­sier médi­cal) mal fait leur tra­vail de sur­veillance si bien que lorsque j’ai sen­ti que je ne pou­vais plus me rete­nir de pous­ser, mon bébé était en souf­france foe­tale et je n’étais qu’à 8 cm de dila­ta­tion. Elles ont appe­lé le gyné­co en urgence. Il est arri­vé très rapi­de­ment et nous avons vu ‚mon ami et moi, que quelque chose n’allait pas à sa tête. Quand il a vu le tra­cé il a dit : » il faut le sor­tir tout de suite. » Je suis per­sua­dée qu’il a fait ce qu’il fal­lait pour R. mais pas pour moi. Il est entré sans répondre à mon bon­jour et sans nous regar­der. Il ne s’est adres­sé pen­dant tout l’accouchement qu’à son équipe comme si nous n’existions pas. Je souf­frais depuis plus de deux heures et j’étais en hyper­ven­ti­la­tion. Je n’arrivais pas du tout à me contrô­ler à cause de la dou­leur (les contrac­tions étaient toutes les 2 mn). Les sages femmes sont venues de chaque côté de la table et m’ont dit : » on va se cou­cher sur votre ventre pour empê­cher le bébé de remon­ter. » Sauf qu’elles se cou­chaient au moment où j’inspirais si bien que mes pous­sées étaient inef­fi­caces. L’une d’elles n’arrêtait pas de « m’engueuler » (il n’y a pas d’autre mot) en me culpa­bi­li­sant de ne pas réus­sir à « sor­tir » R. Le gyné­co m’a fait l’épisiotomie entre deux pous­sées si bien que j’ai tout sen­ti (à tel point que j’ai cru qu’il m’avait cou­pée jusqu’à l’anus) et il a sor­ti R. avec les ven­touses, tou­jours sans pro­non­cer un mot à notre égard. La pué­ri­cul­trice et le pédiatre ont emme­né tout de suite mon bébé et je suis res­tée face au gyné­co pen­dant que mon ami sui­vait le petit. Il a atten­du à peine 5 mn et il a appuyé d’un coup sur mon ventre et tiré sur le cor­don pour récu­pé­rer le pla­cen­ta. Je n’arrêtais pas de dire que j’avais mal et je res­pi­rais tou­jours dif­fi­ci­le­ment. Il a alors com­men­cé à recoudre sans prendre le temps de m’anesthésier ou de s’assurer que je l’étais. Il n’a pas dit un seul mot, ne m’a pas regar­dée. Le pédiatre qui était venu me don­ner des nou­velles de R. m’a dit qu’il pré­fé­rait repas­ser à un meilleur moment pour moi. Quand mon ami est reve­nu et qu’il a vu ce qu’il fai­sait, ce bou­cher m’a adres­sé pour la pre­mière fois la parole pour me dire : » à parce que je vous fais mal là ? » Mon ami lui a pré­ci­sé que la péri­du­rale n’avait pas fonc­tion­né et que je n’étais pas anes­thé­siée, il lui a répon­du : » de toutes façons il ne reste plus qu’un point. » Il a ter­mi­né sa bou­che­rie et il est par­ti fidèle à lui même sans un regard et sans un mot.

Je crois à pos­te­rio­ri que c’est cette déshu­ma­ni­sa­tion qui m’a le plus cho­qué après l’état phy­sique de R. J’ai eu l’impression de n’être pour lui qu’un tas de viande autour de mon bébé et d’avoir tou­ché de près ce que les per­sonnes qui sont tor­tu­rées peuvent res­sen­tir : vous êtes main­te­nu sur une table, on vous fait mal sans tenir compte de vos sup­pli­ca­tions et en vous mépri­sant. Le len­de­main, j’ai fon­du en larmes en réa­li­sant qu’ils avaient vrai­ment fait ce qu’ils avaient vou­lu de mon corps. Toute cette équipe « médi­cale » m’a volé ce qui aurait du être le plus beau moment de ma vie et qui res­te­ra asso­cié à une dou­leur phy­sique et morale. J’aimerais vrai­ment que mon témoi­gnage serve à épar­gner d’autres femmes car à notre époque, avec les moyens médi­ca­men­teux à notre dis­po­si­tion, cette pra­tique, hélas trop fré­quente, pour­rait être évi­tée. Carole – Grenoble – Novembre 2005 

* C’était en 1982 … mon pre­mier enfant. Je me sou­viens que la sage femme avait une étrange atti­tude entre mes jambes, comme si elle se cachait, que j’ai bou­gé et pro­tes­té pour savoir ce qui se pas­sait. Elle a fini par m’expliquer qu’elle allait faire une épi­sio­to­mie, j’ai lais­sé faire. J’ai subi une grosse épi­sio­to­mie qui a sur­dé­chi­ré. J’ai vu la petite élève sage femme entre mes jambes, qui regar­dait, deve­nir verte et sor­tir en cou­rant la main sur la bouche, juste après avoir enten­du ce bruit des ciseau, ce bruit qui tranche la chair et le muscle, ce bruit que j’entendrais je crois encore long­temps. Après l’accouchement, je me suis retrou­vée seule en salle de tra­vail, les jambes écar­tées, devant la porte de la salle grande ouverte sur un cou­loir pas­sant. Un homme en blouse blanche est entré, ne s’est pas pré­sen­té, ne m’a pas regar­dée, s’est assis entre mes jambes et a piqué. J’ai hur­lé de dou­leur. Il m’a dit d’arrêter de faire l’enfant, que je ne sen­tais rien car sous péri­du­rale, que je per­dais du sang, qu’il fal­lait sutu­rer vite. J’ai répli­qué en bou­geant le bas­sin pour l’empêcher de repi­quer … s’en est sui­vi un échange assez vif, où je lui ai pro­mis le pire s’il ten­tait de recom­men­cer à vif, au bout duquel fina­le­ment il est allé en sou­pi­rant très fort cher­cher de quoi anes­thé­sier. Il a ensuite été très pro­fes­sion­nel, piquant plu­sieurs fois pour anes­thé­sier, véri­fiant que je n’avais plus mal … la suture a duré plus d’une heure. Il a réin­jec­té de l’anesthésiant au bout d’un moment, tou­jours en me pré­ve­nant et en expli­quant. Blandine – Hôpital pari­sien répu­té – 1982 

Un papa raconte …

On demande à ma femme de pous­ser de toutes ses forces, elle s’exécute mais la dou­leur est ter­rible, tou­jours au niveau de la cica­trice de l’utérus <césa­rienne anté­rieure>. On ne l’écoute pas… Il y a long­temps que la péri­du­rale n’est plus effi­cace. Au bout d’un cer­tain temps, la sage‐femme a même la phrase mal­heu­reuse : » puisque vous ne savez pas pous­ser, on va prendre les for­ceps… »

Le Docteur D. pro­cède aux épi­sio­to­mies qui font bon­dir ma femme, prend alors les for­ceps, les intro­duit pro­fon­dé­ment et com­mence alors une tor­ture qui parait inter­mi­nable, Caroline n’ayant plus d’effet d’anesthésie, je le répète. Je l’entends dire que c’est une « OS » et c’est sous les cris de ma femme que l’on sort dif­fi­ci­le­ment le bébé, bien mar­qué par les for­ceps.

Aucune parole de récon­fort, aucune expli­ca­tion du Docteur et de la sage-femme…Devant ce qui vient de se pas­ser, on fait silence. Je sors à ce moment avec C. pour les soins du bébé. A mon retour dans la salle de tra­vail avec ma petite fille dans les bras, je constate, plus de trente minutes après, que le Docteur D. est tou­jours en train de faire les points de suture, et tou­jours sans aucune anes­thé­sie. J’apprends par ma femme tota­le­ment épui­sée qu’on vient de lui faire une révi­sion uté­rine, des points dans le vagin (deux déchi­rures : à gauche et à droite) et qu’on conti­nue à la « recoudre » sans anes­thé­sie.

L’accouchement bar­bare s’est ter­mi­né avec une révi­sion uté­rine, et qua­rante minutes de « cou­ture », sans anes­thé­sie.Raymond. Athis Mons, 91 / octobre 2005

CONCLUSION

La tech­nique d’anesthésie de suture d’épisiotomie ou de déchi­rure est bien bali­sée. Les pra­ti­ciens savent com­ment faire, c’est codi­fié, expli­qué, enca­dré.

Pourtant … ce n’est pas tou­jours fait. Et nombre de femmes subissent une suture par­fois longue sans anes­thé­sie sans vrai­ment pro­tes­ter.

C’est inad­mis­sible de la part des soi­gnants, into­lé­rable et inac­cep­table.

Il est TRES FACILE de ne pas faire souf­frir lors d’une suture après déchi­rure et ou épi­sio­to­mie.

ALORS POURQUOI ENCORE TANT DE TEMOIGNAGES PARLANT DE SUTURESVIF ???

Pourquoi cer­tains obs­té­tri­ciens, cer­taines sages femmes pronent de « ser­rer les dents en pen­sant au bébé ? » ???

COMBIEN DE TEMPS DOIT ON SUPPORTER UN TEL DISCOURS, COMBIEN DE TEMPS PEUT ON ACCEPTER UN TEL COMPORTEMENT INTOLERABLE DE LA PART DE SOIGNANTS ?