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28-12-2005

Témoignages de femmes qui ont refusé de se laiss­er couper.

” Juste pour “témoign­er”…

J’ai été épargnée de l’épi­siotomie, même si j’ai accouchée sur le dos.

J’étais véri­ta­ble­ment ENRAGEE au moment où la sage femme de ser­vice m’a brave­ment et ambitieuse­ment annon­cé: “madame, on va vous raser”…

Je me fai­sais déclencher parce que j’avais dévelop­pé plusieurs symp­tômes de pré-éclampsie, mon bébé n’al­lait pas peser plus de 2,500 g selon la dernière échogra­phie et MADAME LA SAGE-FEMME
n’é­tait apparem­ment pas au courant de mon dossier… pour me pré­par­er un tel COUP!?!

J’ai vu rouge quand j’ai enten­du ça et me suis mise à gueuler que je REFUSAIS l’épi­siotomie et que si elle essayait de me touch­er… (par la suite, elle s’est vengée en appuyant comme une tim­brée sur mon ven­tre pour aider Tristan à sor­tir.….). Elle m’a tout juste répon­du qu’on ver­rait ce que dirait le gynob de garde (le mien ayant quit­té la mater­nité car ptite fête en famille ;o).
En ren­trant dans la pièce, elle a chu­choté au gynob : “Madame ne désire pas être rasée”.…. mais mal­heureuse­ment pour elle, comme j’ai une ouïe de chat, j’ai répliqué tout de suite et ce fer­me­ment que je REFUSAIS une épisiotomie!!!

Finalement, comme j’é­tais déchaînée, ils ne m’ont rien fait… le gynob ne m’a même pas approché mais s’est con­tenté de rester assis sur sa chaise, à 2,5m de mon lit; c’est ma sage-femme qui était près de moi et à part soutenir mon périnée et l’étir­er un peu, je n’ai rien eu, même pas d’éraillure.

Karo


J’étais sur le dos, presque à dilata­tion com­plète, j’avais très mal à chaque con­trac­tion que je pre­nais dans les reins, quand la sage femme m’a soulevé les fess­es pour gliss­er un bassin dessous.
J’ai demandé/crié “qu’est-ce que vous me faites?”
Réponse : c’est pour vous ras­er. Là j’ai vu rouge : “Je ne veux pas d’épi­siotomie !” Mais c’est plus hygiénique pour votre périnée.… Du tac au tac : “Mon périnée n’a pas de poil !!!!!”
Elle a enlevé le bassin, très vexée et pas con­tente, et elle est allé informer la gyné­co de garde, qui m’a jaugée, l’air de dire que je n’al­lais pas être une patiente facile.
Mon dossier pré­ci­sait tout ça mais il a fal­lu, entre 2 con­trac­tions, tou­jours pos­er des ques­tions, tou­jours me bat­tre pour être respec­tée, pour qu’on m’explique…
La sage femme s’est vengée en m’ap­puyant sur le ven­tre comme une abru­tie pour faire sor­tir Sernin. J’ai eu 2 points pour une déchirure et j’ai refusé l’anesthésie locale.
Pour finir, en me recou­sant, la gyné­co m’a demandé si j’avais fait un pari pour avoir refusé toute forme de “con­fort” : péridu­rale, etc.

Lydia


C’était mon 2ème enfant. Quand j’ai ren­con­tré pour la pre­mière fois le gyné­co, au 7ème mois, j’ai de suite dit que je ne voulais pas d’épisiotomie (je m’étais fait avoir une fois pour mon pre­mier bébé. Pas ques­tion que cela se repro­duise). Réponse : ” vous ver­rez avec les sages femmes “.
Rencontre avec les sages femmes, lors des séances de ” pré­pa­ra­tion à l’accouchement “, même ques­tion, réponse : ” vous ver­rez avec la sage femme de garde “.
Arrivée en tra­vail, dilata­tion 6, tra­vail qui avançait rapi­de­ment, j’ai (re) dit la même chose. Réponse : ” je ver­rais le moment venu “.

Alors pour le coup, c’est moi qui aie vu … rouge ! ! !

J’ai respiré un grand coup, et j’ai dit :

” Je ne VEUX pas d’épisiotomie. Je préfère être déchirée. Il n’y a rien à voir le moment venu. Si moi je vois des ciseaux, je tape. Si vous me faites une épi­siotomie con­tre mon con­sen­te­ment, nous nous par­lerons par avo­cats interposés “.

Je n’ai pas subi d’épisiotomie. J’ai été déchirée : un point de suture. Je pou­vais m’asseoir en tailleur deux heures après l’accouchement, sans souf­frir ni être gênée. Quand j’ai subi une épi­siotomie, je n’ai pas pu m’asseoir sans souf­frir durant des semaines.

Blandine


Tu es aus­si intéressée par quelqu’un qui a sim­ple­ment dit à sa gyné­co (ladite gyné­co sachant que j’é­tais infor­mée +++) . “Pour l’épi­sio, unique­ment si c’est vrai­ment néces­saire” et pour mes 2 accouche­ments, déchirure, mais pas d’épisio.
Ceci dit, pour ma 1° déchirure, un fils s’est infec­té et je n’ai pu m’asseoir cor­recte­ment que 3 semaines plus tard. Et reprise d’une sen­si­bil­ité tout à fait nor­male que des mois plus tard.
Comme quoi, on peut être respec­tée dans ses souhaits et mal­gré tout avoir des soucis…

Muriel


Lors de la nais­sance de mon pre­mier enfant, accom­pa­g­née d’une sage femme libérale, j’ai été lessivée par la force des contractions…et il est arrivé un moment où la tête de l’en­fant était engagée mais où je ne pous­sais plus … (j’é­tais allongée sur le côté, trop fatiguée pour chang­er de posi­tion, ensuite pour mes deux accouche­ments suiv­ants j’ai accouchée accroupie…)

Tout à coup, j’ai vu M. pren­dre une paire de ciseaux…et là j’ai crié : ” Non, M. ne me coupe pas !… je te t’as­sure, je vais pouss­er, je vais y arriv­er!..” et dans un dernier effort, j’ai poussé de toutes mes forces … j’ai eu l’im­pres­sion que Thomas “atter­ris­sait” un mètre plus loin … ouf !… sauvés tous les deux …

an.